Fin février 2026 | Melbourne (Australie)

Fin février 2026, notre arrivée à Melbourne marque l’aboutissement du projet CITIES initié à New York il y a près de trois ans. Cette étape australienne prolonge ainsi une réflexion sur la relation entre villes, création artistique et circulation des œuvres, et s’inscrit dans un cycle structuré en douze villes réparties sur quatre ensembles géographiques distincts.


UNE RÉFLEXION
COMMENCÉE À
NEW YORK

Ce séjour australien marque l’aboutissement d’une trajectoire internationale engagée il y a près de trois ans à New York, après une soirée à Broadway autour de la comédie musicale New York New York, dont l’énergie stimulante avait déclenché ce projet dans notre esprit.

La pièce « New York New York » à Broadway
Photo documentaire privée
© Jean-Claude Bossel
New York, USA, juin 2023


LE PROJET
CITIES

De cette intuition new-yorkaise est né le projet CITIES, conçu comme un parcours en douze étapes à travers de grandes villes d’art dans le monde.

Au fil du temps, il est apparu nécessaire de faire des choix et de renoncer aux villes européennes, pour nous concentrer sur des destinations extra-européennes, en résonance directe avec notre propre démarche artistique et nos propres goûts de voyageurs, que nous assumons.

Ce cycle s’est progressivement structuré autour de douze villes réparties en quatre ensembles géographiques :

  • trois villes amĂ©ricaines, New York, Los Angeles, Miami

  • trois villes du Proche-Orient, Doha, DubaĂŻ, Abou Dhabi

  • trois villes d’ExtrĂŞme-Orient, Hong Kong, SĂ©oul, Tokyo

  • trois villes australiennes, Melbourne, Brisbane, Sydney

L’arrivée en Australie correspond ainsi aux dernières étapes de ce parcours.


DES P’TITS POINTS
DES P’TITS POINTS
ENCORE DES P’TITS POINTS

Dans les tableaux cryptés développés par Jean-Claude Bossel, les formes visuelles reposent souvent sur des systèmes simples en apparence : points, rythmes, couleurs, variations de densité.

Le point, comme unité élémentaire, traverse de nombreuses pratiques artistiques contemporaines. Il peut être motif, rythme, vibration.

Dans des registres très différents, le point traverse aussi la culture visuelle moderne et industrielle du XXe siècle, des trames mécaniques de Roy Lichtenstein aux séries répétitives de Damien Hirst, où la répétition devient système et signature.

Plusieurs artistes majeurs ont fait du point un langage plastique autonome, notamment l’artiste japonaise Yayoi Kusama, dont les installations et environnements immersifs ont marqué l’imaginaire visuel international.

Installation monumentale de Yayoi Kusama
à la fondation Beyeler, Bâle
Photo documentaire privée
© Jean-Claude Bossel
Bâle, Suisse, janvier 2026

Bien avant cela, le point avait été exploré comme unité optique et scientifique par les peintres néo-impressionnistes de la fin du XIXe siècle, notamment Georges Seurat, qui en faisait un principe de construction rationnelle de l’image.

Au début du XXe siècle, Kandinsky avait quant à lui posé les bases d’un langage abstrait où le point et la forme deviennent des unités actives, capables d’organiser l’espace et la perception, tout en faisant dialoguer peinture et musique.

Pages de l’essai
« Du spirituel dans l’art »
de Vassily Kandinsky
Exposition Ă  la Philharmonie de Paris
Photo documentaire privée
© Jean-Claude Bossel
Paris, France, janvier 2026

En Australie, la rencontre avec les pratiques artistiques liées à la culture aborigène prend une résonance particulière. Le point constitue ici un système de représentation ancien, porteur de récits, de territoires et de mémoires.


DES P’TITS TROUS
DES P’TITS TROUS
ENCORE DES P’TITS TROUS

DES P’TITS TROUS
DES P’TITS TROUS
TOUJOURS DES P’TITS TROUS

Les perforations, les absences, les variations de matière et de surface occupent une place centrale dans plusieurs séries de tableaux, et conservent un versant ludique, un clin d’œil direct au chanteur Serge Gainsbourg, au Poinçonneur des Lilas, à la mécanique des trous, à la chanson, au rythme.

Dans l’histoire de l’art moderne, ces gestes ont trouvé une expression radicale chez des artistes comme Lucio Fontana, dont les entailles et perforations ont transformé la surface picturale en espace ouvert, reliant matière, geste et profondeur.

Deux œuvres de Lucio Fontana
présentées à la foire internationale
Art Basel Paris
Photo documentaire privée
© Jean-Claude Bossel
Paris, France, octobre 2025

Et plus récemment, lors de notre déplacement à Art Basel Qatar, une installation vue sur le stand de la galerie Sprüth Magers nous a frappés : le trou, l’ouverture et la surface traversée y affirmaient une présence physique particulièrement forte.

Le stand de la galerie SprĂĽth Magers
Ă  la foire internationale
Art Basel Qatar
Photo documentaire privée
© Jean-Claude Bossel
Doha, Qatar, février 2026

Ces recherches sur la surface et l’ouverture se prolongent aujourd’hui dans notre projet SIXTIES FANTASIES, autour de figures emblématiques des années soixante et de leurs résonances contemporaines : Serge Gainsbourg, Brigitte Bardot, Gunther Sachs, Jane Birkin.


DES P’TITS CODES
DES P’TITS CODES
TOUJOURS DES P’TITS CODES

Dans le travail de l’artiste et mathématicien suisse Jean-Claude Bossel, ces éléments formels, points, trous, rythmes, ne sont pas de simples motifs plastiques.

Ils deviennent des signes porteurs de sens, pleinement articulés dans le diptyque LET’S GO.

Le diptyque LET’S GO
de Jean-Claude Bossel
Acrylique et déchets de plastique
Diptyque, 2 x 100 cm x 160 cm
peint en 2013

Les variations de points et de perforations traduisent des systèmes numériques, renvoyant aux chiffres 0 et 1 du système binaire, et parfois à des structures plus complexes en base 4, intégrées dans le procédé de cryptage CODE BACH.

Ainsi, des formes élémentaires issues d’un vocabulaire visuel partagé deviennent les supports d’un langage codé reliant art, mathématiques et cryptographie.

Détail du diptyque LET’S GO
de Jean-Claude Bossel
Trous de deux tailles différentes
et bords de deux couleurs distinctes
symbolisant les chiffres 0 et 1
du code binaire

Le diptyque LET’S GO contient des messages à décrypter. Il s’inscrit dans le développement des marques ® CODE BACH et ® LET’S GO ART GALLERY, et dans le lancement progressif des CRYPTO CHALLENGES, actuellement en phase de développement.


PERSPECTIVES
IMMÉDIATES

Ce séjour en Australie s’inscrit dans une séquence plus large qui se poursuivra dans les prochaines semaines en Asie, avec notamment un passage prévu à Hong Kong à l’occasion de la foire Art Basel.

Ces déplacements constituent pour nous des moments privilégiés de rencontre avec des galeries, des institutions et des collectionneurs, dans des contextes concentrés où le dialogue professionnel peut s’engager de manière directe.

Parallèlement, nous poursuivons le travail de structuration du dispositif artistique, économique et institutionnel engagé ces dernières années en Suisse et à l’international, incluant le développement des marques, la préparation d’une fondation pour les arts et les mathématiques et l’élaboration de nouveaux projets d’expositions et de collaborations.

Nous reviendrons prochainement, de manière plus détaillée, sur ces différents développements à l’issue de cette séquence australienne.