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PROPOSITION
POUR LES INVESTISSEURS
PRINTEMPS 2026


NOTES D’INTENTION
DE L’AUTEUR

Vous pouvez, si vous le souhaitez, consulter directement les documents détaillés en cliquant sur l’une des deux images ci-dessous :

  • version française

  • version anglaise

Vous pouvez également prendre connaissance, avant ou après la lecture de ces documents, de quelques éléments proposés ci-après, dont l’objectif est d’apporter un éclairage complémentaire sur la manière dont ce dispositif a été conçu.

Ces éléments s’articulent autour de trois approches distinctes, qui structurent la pensée à l’origine de ce projet, caractéristique du processus mental de l’auteur, à la fois artiste visuel, mathématicien, compositeur et auteur d’un mémoire d’études avancées universitaires consacré aux rêves, aux états modifiés de conscience et à la créativité artistique.

  • PENSER COMME UN MATHÉMATICIEN

  • PENSER COMME UN COMPOSITEUR

  • PENSER DANS LE PROLONGEMENT DE PROCESSUS CRÉATIFS LIÉS À DES ÉTATS DE CONSCIENCE ÉLARGIS


PENSER COMME
UN MATHÉMATICIEN

Une formation universitaire de mathématicien peut généralement se concevoir selon deux approches relativement différentes. Lorsque l’auteur faisait ses études à l’Université de Lausanne à la fin des années 1970, certains enseignements étaient communs avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, et cette différence d’approche se ressentait nettement dans les échanges entre étudiants.

L’une de ces approches, dominante dans les écoles de type polytechnique, consiste à privilégier les applications des mathématiques à la physique, à l’ingénierie et à la technologie. Elle correspond à une manière de penser orientée vers l’usage concret des équations et des théories mathématiques, vers les problèmes qu’elles permettent de résoudre et les solutions pratiques qu’elles apportent.

L’autre approche, suivie par Jean-Claude Bossel, est beaucoup plus théorique et peut sembler, à première vue, déconnectée de toute finalité concrète. Les mathématiques y sont envisagées comme une fin en soi, indépendamment de leurs applications immédiates. Le seul critère déterminant devient alors celui de la cohérence interne : une théorie est-elle irréprochable sur le plan logique ? Son développement est-il rigoureux et sans contradiction ?

L’histoire des mathématiques offre un exemple célèbre de cette tension entre théorie et application, qui a finalement conduit à une convergence remarquable : celui de la géométrie non euclidienne, développée au début du XIXe siècle. Lors de leur première publication, ces travaux furent violemment critiqués. Bien que logiquement irréprochables, ils semblaient contredire la représentation courante de la réalité.

Considérées dans un premier temps comme des constructions abstraites sans valeur pratique, ces théories se sont progressivement imposées comme des alternatives cohérentes à la géométrie euclidienne héritée de l’Antiquité. Puis, au début du XXe siècle, certaines d’entre elles, en particulier la géométrie riemannienne, ont trouvé une application majeure en physique, notamment dans le cadre de la théorie de la relativité générale développée par Albert Einstein.

Cette trajectoire intellectuelle a profondément marqué le jeune étudiant Jean-Claude Bossel et constitue depuis lors un élément structurant de son mode de pensée. Peu importe qu’une théorie trouve ou non immédiatement une application dans le réel, une construction fondée sur une cohérence interne rigoureuse justifie à elle seule l’exploration et le développement d’un système d’idées, souvent issu d’une intuition initiale.

Rien ne permet en outre d’exclure qu’une telle construction, dès lors qu’elle est logiquement irréprochable, puisse un jour trouver une application dans un domaine encore inexploré.

Cette manière de penser constitue l’un des trois fondements de la proposition développée ici. Celle-ci apparaît, sur le plan théorique, comme cohérente et rigoureuse. Les objections formulées au fil des années n’ont d’ailleurs jamais porté sur un éventuel manque de logique ou de solidité, mais presque exclusivement sur son caractère inhabituel, au regard des usages établis.


PENSER COMME
UN COMPOSITEUR

Un deuxième fondement de la manière de penser de l’auteur est issu de sa formation musicale, à la fois instrumentale et théorique. Violoniste, ancien premier violon solo d’un orchestre universitaire, il a suivi des études approfondies en harmonie, contrepoint, analyse et orchestration. À cela s’ajoutent de nombreuses heures consacrées à l’étude des partitions orchestrales des grands maîtres, de Bach à Mahler, en passant par Beethoven, Brahms ou Bruckner, ainsi qu’une pratique personnelle de la composition, incluant des œuvres d’envergure avec solistes, chœur et orchestre symphonique.

Dans ce domaine également, une tension comparable à celle décrite précédemment peut être observée, entre des musiques dites simples et des musiques dites complexes. Certaines œuvres reposent sur des structures élémentaires, quelques enchaînements d’accords et une mélodie accompagnée. Une apparente complexité peut en résulter, mais une écoute formée à l’analyse structurelle identifie rapidement l’absence de véritable polyphonie ou de travail contrapuntique.

Par formation et par goût, l’auteur s’est orienté vers une écriture musicale exigeante, structurée et polyphonique. Dans ce cadre, il a été confronté à des situations concrètes où une idée musicale, parfaitement cohérente dans son écriture et irréprochable dans sa construction, se révélait pourtant difficile, voire impossible à exécuter par les instrumentistes.

Grâce à sa pratique du violon, il n’a jamais rencontré de difficulté à écrire pour cet instrument, connaissant précisément ses possibilités techniques, y compris à des niveaux d’exigence élevés. En revanche, dans d’autres cas, notamment pour des instruments comme le trombone ou la harpe, il a été confronté à une réalité différente : certaines parties, bien que logiquement construites, étaient tout simplement injouables.

Sans renoncer à l’idée musicale initiale, il a alors été nécessaire d’adapter l’écriture afin de la rendre compatible avec les contraintes propres à l’instrument, en collaboration avec les musiciens concernés.

Cette expérience est directement transposable à la démarche présentée ici. La proposition élaborée par l’auteur peut être assimilée à une partition entièrement écrite, cohérente dans sa structure, mais qui doit encore être confrontée à des spécialistes de son domaine d’application.

Dans cette analogie, les investisseurs occupent une place comparable à celle des instrumentistes. Ils maîtrisent leur propre “instrument”, en l’occurrence les mécanismes financiers et les contraintes opérationnelles. Leur rôle n’est pas de remettre en cause l’ensemble de la composition, mais d’identifier les éventuels ajustements nécessaires pour permettre sa mise en œuvre effective.

Ainsi, comme en musique, il ne s’agit pas de savoir si la “partition” est jouable ou non dans son principe, mais d’en affiner certains passages afin de rendre son exécution pleinement réalisable.


PENSER COMME
UN RÊVEUR LUCIDE

La troisième source d’influence qui structure la pensée de l’auteur est plus délicate à aborder que les mathématiques ou la composition musicale. Ces deux domaines sont en effet généralement perçus comme sérieux, reposant sur des cadres établis, et les personnes qui s’y consacrent bénéficient d’une forme de légitimité immédiate.

Il n’en va pas de même pour les rêves et les états modifiés de conscience, souvent associés, à tort ou à raison, à des formes de dérive irrationnelle, à des pratiques marginales ou à des discours jugés peu fiables. Ce domaine suscite spontanément méfiance ou réserve, en particulier dans des contextes professionnels ou économiques.

Le parcours de l’auteur l’a pourtant conduit, sur une longue période, à s’intéresser à ces phénomènes sous un double angle, expérimental et théorique. D’une part, à travers des expériences personnelles récurrentes de rêves lucides et d’états de conscience particuliers. D’autre part, par un travail d’étude et de recherche mené dans un cadre universitaire, notamment en sciences humaines et en anthropologie, aboutissant à un mémoire d’études avancées consacré à ces thématiques.

Ces phénomènes, bien que souvent mal compris, font l’objet de travaux documentés, menés par des chercheurs reconnus et selon des méthodologies rigoureuses. Ils ne relèvent donc pas exclusivement du registre de l’irrationnel ou du fantasme, mais constituent un champ d’exploration complexe, situé à la frontière de plusieurs disciplines.

Les grandes traditions culturelles et artistiques ont largement intégré cette dimension. Les récits mythologiques, la littérature et certaines œuvres majeures mettent en scène des processus intérieurs par lesquels un individu traverse des expériences qui participent à sa transformation et à l’élaboration de sa pensée.

Dans le domaine musical, cette dimension est présente, par exemple, dans certaines œuvres de Mozart ou de Wagner, où des parcours symboliques structurent profondément la création. Elle se retrouve également dans la littérature du XXe siècle, notamment chez Hermann Hesse.

Dans sa pratique personnelle, l’auteur accorde une attention particulière à ces processus, non comme des éléments isolés ou irrationnels, mais comme une source complémentaire d’intuition, qu’il s’agit ensuite de structurer, de confronter et de traduire dans des formes pleinement maîtrisées. Cette approche s’inscrit notamment dans le prolongement de la psychologie des profondeurs développée par Carl Gustav Jung.

Il ne s’agit donc pas de substituer l’intuition à la rigueur, mais d’intégrer différentes sources de perception dans un processus global, où les idées issues de ces états sont ensuite retravaillées, organisées et validées selon des critères rationnels.

À cet égard, il n’est pas inutile de rappeler qu’un texte fondateur de la pensée rationnelle occidentale, le Discours de la méthode de René Descartes, trouve son origine dans une série de rêves qui ont profondément marqué son auteur.

Ou encore de se remémorer la richesse de la vie intérieure, nourrie par la méditation et par des lectures parfois éloignées de leur domaine d’activité principal, de personnalités hors normes comme Steve Jobs ou Robert Oppenheimer.